|
Les médiateurs
adhérents à l'UnaM sont susceptibles d'intervenir dans les
différentes situations nécessitant la facilitation de la communication,
de la concertation à la négociation, jusqu'à la régulation
en situation conflictuelle. Leur intervention
peut avoir pour objectif de favoriser les échanges lors de débats
ou encore de réunir les éléments constitutifs de l'élaboration
ou la finalisation d'un projet. Pour prévenir ou résoudre les situations qui apparaissent
inextricables, en matière :
le dialogue est souvent la première voie choisie par les parties. Dans un premier temps, avant le conflit, chacun essaie de faire passer son point de vue, de faire comprendre sa position, de faire admettre ses actes... Mais lorsque c'est en vain, les tensions montent. Parfois, à bout d'arguments, faute de pouvoir s'entendre,
de se comprendre, de se reconnaître, le conflit éclate. L'agressivité,
le rejet, le rapport de force aggravent les situations, détériorent
plus encore les relations de manière qui semble irrémédiable.
L'histoire de la relation est revisitée et critiquée. Chacun puise dans ses interprétations, jusqu'à épuisement, les justifications de ses surenchères. Si celles-ci lui paraissent, de son propre point de vue, encore très raisonnables, celles des autres lui deviennent incompréhensibles et inacceptables. Comment revenir en arrière, alors qu'il faut faire face
au présent et s'engager dans l'avenir ? Après le procès
de la relation, dans les conflits les plus courants, ces rapports de force
sont mis en scène devant les tribunaux : un juge tranche faute aux
parties de savoir résoudre par elles-mêmes le conflit qui désormais
les anime. Malheureusement, des traces préjudiciables resteront :
perte de la relation, perte de temps, perte d'argent, rancune... Désormais, les perdants s'affrontent pour savoir qui va pouvoir l'emporter. Une relation qui pouvait être considérée comme
"faite pour durer" s'effondre dans un conflit. C'est pourquoi la médiation, quel que soit le domaine d'application
(familial, économique, social, politique...) est fondée sur
la reconnaissance de la légimité des positions des parties.
Chacun est légitime dans son point de vue. Elle vise d'abord à
remodeler la communication, à restaurer un climat favorable au dialogue,
puis à un échange. Enfin, elle débouche sur une démarche
parfois créative qui va permettre aux parties de trouver une solution
la plus satisfaisante possible. La démarche peut être de type contributif dès lors que les parties s'inscrivent dans une relation durable... ou visent le rétablissement d'une relation de confiance. Le médiateur, tiers neutre et impartial, gère des
entretiens confidentiels. Il crée un contexte où les parties
se préoccupent de la durabilité et de la qualité de
l'accord. Il anime une négociation dont la logique n'est pas dans
une dynamique économique type "gagnant-gagnant", spéculation
à la clé, mais contributive. Dans le conflit, l'idée
du "gagnant-gagnant" peut-il rejaillir des cendres de la relation ? Le côté
séduisant de l'idée ne réside pas dans l'utopie, mais
dans l'illusion. La douleur du vécu conflictuel ajouté à
la cause initiale ne saurait s'effacer "gagnant-gagnant", comme si tout avait
un prix. En revanche, la démarche contributive peut apporter un plus
en ce sens que chaque partie va s'engager dans un processus pour faire réussir
l'autre, avec l'accord - et ses conventions -qui vient mettre un terme au
conflit. A la fois philosophe, accompagnateur (coach), il est pédagogue et facilitateur en résolution de problèmes. Formé aux techniques de communication et de relations humaines et aux techniques de créativité, il maîtrise un processus qu'il sait adapter aux personnes et aux situations, tout en maintenant les règles de fonctionnement et de communication essentielles nécessaire au processus de médiation. Il crée un espace de dialogue et d'écoute. |